- - Patricia Dieghi
- Lithothérapie
- 130 views
- lithothérapie, Cornaline, pierres de protection, pouvoir personnel, impuissance apprise, souveraineté intérieure, reprendre sa vie en main, oeil de tigre, confiance en soi, développement personnel

L'essentiel à retenir
- L'impuissance apprise n'est pas une fatalité : ce qui a été appris peut être désappris
- Ton pouvoir personnel se reconquiert par des micro-actes quotidiens, pas par un grand geste héroïque
- Choisir consciemment une pierre est déjà un exercice de souveraineté
- Les pierres (œil de tigre, cornaline, jaspe rouge) sont des ancrages matériels qui soutiennent ton intention
- La pierre ne te sauvera pas — elle témoigne de ton propre chemin de transformation
Sommaire
- Quand la vie t'arrive sans que tu la choisisses
- Comprendre l'impuissance acquise : quand cesser d'agir devient une stratégie de survie
- Le chemin du retour : réapprendre que tes actions ont un impact
- La pierre comme alliée tangible de ta reprise de pouvoir
- Vivre avec ta pierre : de l'objet au compagnon de transformation
- Les signes que tu reprends ton pouvoir
- La pierre ne te sauvera pas (et c'est une excellente nouvelle)
- Questions pratiques avant de choisir ta pierre
1. Quand la vie t'arrive sans que tu la choisisses
Il y a cette sensation si particulière, celle de te sentir spectatrice de ta propre vie. Comme si les choses t'arrivaient sans que tu n'aies vraiment ton mot à dire. Ce moment où tu réalises que tu attends — une permission, un signe, que quelqu'un d'autre décide à ta place. Que la vie se déroule autour de toi, mais rarement par toi.
Ce sentiment, je le connais bien pour l'avoir observé chez tant de personnes que j'accompagne. Et peut-être que tu le reconnais aussi, ce poids de l'impuissance qui s'est installé si doucement que tu as presque oublié comment c'était, avant, quand tu osais vouloir.
Je veux te dire quelque chose d'important : cette impuissance n'est pas une faiblesse de caractère. C'est une réponse adaptative à des expériences passées. Quand tu as essayé et que rien n'a changé. Quand tes choix ont été niés, encore et encore. Quand on t'a répété que tu ne savais pas, que tu te trompais, que ce n'était pas le moment. Ton psychisme, dans sa sagesse protectrice, a appris à cesser d'essayer. Pour ne plus souffrir de l'échec. Pour survivre.
Mais aujourd'hui, je t'invite à explorer comment ce qui a été appris peut être désappris. Et quel rôle singulier une pierre — oui, une simple pierre — peut jouer dans cette reconquête de toi-même.
2. Comprendre l'impuissance acquise : quand cesser d'agir devient une stratégie de survie
Les racines de l'impuissance apprise
Le psychologue Martin Seligman a donné un nom à ce phénomène : l'impuissance apprise (ou acquise). Le mécanisme est simple, presque mathématique : quand tes actions n'ont plus de lien avec les résultats que tu obtiens, quand tu perçois que quoi que tu fasses, rien ne change, ton cerveau finit par généraliser. Il apprend que l'action ne sert à rien. Alors il cesse de te pousser à agir.
C'est une stratégie de survie psychique remarquablement intelligente. Si agir ne fait que multiplier les échecs et la douleur, autant économiser ton énergie et ta souffrance.
Cette impuissance, tu l'as peut-être apprise dans différents contextes :
- Une enfance où tes besoins ou tes émotions ont été systématiquement minimisés, ignorés ou retournés contre toi
- Une relation (amoureuse, familiale, amicale) où ta parole n'avait aucun poids, où tes limites étaient piétinées
- Un environnement professionnel où tes initiatives étaient bloquées, où ta créativité était étouffée
- Des traumatismes répétés face auxquels tu étais objectivement impuissante à te protéger
Le problème, c'est la généralisation insidieuse. Cette impuissance apprise dans un domaine précis peut contaminer toute ton existence — y compris là où tu pourrais réellement agir, où tu as du pouvoir. Ton système nerveux ne fait pas toujours la différence entre "là, je n'avais vraiment aucun contrôle" et "ici, maintenant, j'en ai".
Les manifestations subtiles dans ton quotidien
Comment sait-on qu'on vit avec une impuissance apprise ? Elle se manifeste de mille façons discrètes :
- Tu attends qu'on te dise quoi faire, même pour tes propres désirs, tes propres envies
- Tu demandes constamment l'avis des autres avant de valider le tien (et tu accordes plus de crédit au leur)
- Cette phrase récurrente dans ta bouche : "Je ne sais pas" — alors que souvent, tu sais, mais tu n'oses pas faire confiance à ce savoir intérieur
- La procrastination comme évitement de l'échec potentiel : si tu ne commences pas, tu ne peux pas échouer
- L'hypervigilance aux réactions d'autrui plutôt qu'à tes propres ressentis
- La difficulté à prendre des décisions simples, même insignifiantes, parce que chaque choix génère une anxiété disproportionnée
Ces manifestations sont les cicatrices invisibles de l'impuissance. Les traces d'un temps où agir était dangereux, futile, ou douloureux.

Le paradoxe douloureux
Et voici le paradoxe qui peut sembler cruel : cette impuissance était une protection intelligente... qui est devenue une prison.
Tu t'es adaptée à un contexte qui n'existe peut-être plus. Mais ton système nerveux, lui, ne le sait pas encore. Il continue de tourner avec le même logiciel de survie, celui qui dit : "N'essaie pas. C'est plus sûr."
Reconnaître ce paradoxe, c'est déjà un premier acte de lucidité — et donc de pouvoir.
3. Le chemin du retour : réapprendre que tes actions ont un impact
La vérité inconfortable : personne ne te "redonnera" ton pouvoir
Il y a une vérité qui peut sembler dure, mais qui est aussi profondément libératrice : personne ne viendra te "redonner" ton pouvoir.
Ni ton thérapeute, ni ton conjoint, ni une pierre magique, ni un gourou spirituel. Parce que ton pouvoir n'est pas quelque chose qui t'a été volé et que quelqu'un d'autre détiendrait. C'est quelque chose que tu as déposé — parfois par nécessité, parfois par épuisement — et que toi seule peux reprendre.
Attendre d'être "prête", attendre d'être "guérie", attendre le bon moment, le bon signe... c'est encore une forme d'impuissance. C'est déléguer à l'extérieur (le temps, les circonstances, les autres) la responsabilité de ton mouvement.
Le pouvoir ne se reçoit pas, il se reprend. Par petits actes quotidiens. Par des micro-décisions où tu te choisis, encore et encore, même quand c'est inconfortable.
Commencer là où tu es : la micro-souveraineté
Ta souveraineté ne se reconquiert pas d'un coup héroïque, dans un grand geste spectaculaire. Elle se reconstruit dans les interstices du quotidien, dans ces micro-actes que personne d'autre ne remarque mais qui, pour toi, sont des révolutions silencieuses.
Je les appelle des actes de micro-souveraineté :
- Dire "non" à quelque chose de minuscule — refuser une demande qui n'est pas urgente, décliner une invitation qui ne te fait pas envie
- Choisir consciemment ce que tu manges au déjeuner — vraiment choisir, pas par défaut, pas pour faire plaisir
- Exprimer une préférence même insignifiante : "Moi, je préférerais ce film plutôt que celui-là"
- Faire un choix sans demander validation — et observer ce que ça provoque en toi
- Honorer un engagement pris envers toi-même, même petit : si tu t'es dit que tu allais te coucher tôt ce soir, le faire
Pourquoi est-ce si difficile ? Parce que chaque acte de pouvoir peut réveiller l'anxiété. Historiquement, affirmer ta volonté avait peut-être des conséquences : rejet, punition, conflit, abandon. Ton système nerveux s'en souvient.
Il est essentiel d'accueillir cette peur et d'avancer quand même. De lui dire : "Je te vois, je te comprends, mais cette fois, on essaie autrement."
Reconstruire la connexion cause-effet
Pour sortir de l'impuissance apprise, tu dois réapprendre que tes actions produisent des effets. Que tu n'es pas impuissante face au réel.
Un outil simple et puissant : tenir un "journal de souveraineté". Chaque soir, noter :
- Un acte, même minime, où tu as exercé ton pouvoir aujourd'hui
- Le résultat, même petit, que cet acte a produit
- Comment tu t'es sentie
Cela peut sembler dérisoire. Mais ton cerveau a besoin de preuves concrètes pour modifier ses croyances profondes. Il a besoin de données nouvelles qui contredisent l'ancienne histoire : "Mes actions ne servent à rien."
Observer sans jugement : où exerces-tu encore du pouvoir ? (Il y a toujours des zones où tu en as gardé.) Où l'as-tu abandonné ? (Sans te condamner, juste constater.)
Et surtout : célébrer les victoires invisibles. Celles que personne d'autre ne voit mais qui, pour toi, sont des pas immenses.
4. La pierre comme alliée tangible de ta reprise de pouvoir
Pourquoi un objet physique a son importance
On pourrait penser qu'un travail psychique se fait uniquement dans la tête, dans les pensées, les intentions. Mais ton système nerveux a besoin d'ancrages matériels. Il a besoin de tangible.
C'est là qu'intervient le pouvoir symbolique de l'objet choisi consciemment. Une pierre que tu as sélectionnée, que tu peux tenir, voir, toucher, devient un rappel sensoriel de ton intention. Elle ancre physiquement ton engagement envers toi-même.
Le cerveau fonctionne par associations. Chaque fois que tu vois cette pierre, que tu la touches, tu réactives le réseau neuronal associé à ta reprise de pouvoir. C'est un ancrage, au sens le plus concret du terme.
Et il y a quelque chose de profondément puissant dans le fait d'avoir une preuve physique que tu as agi : tu as choisi cette pierre. Tu l'as acquise. Elle est là, dans ta main, sur ta table, dans ta poche. Elle témoigne.

L'acte de choisir sa pierre : déjà un exercice de souveraineté
Avant même de parler des propriétés énergétiques d'une pierre, il y a quelque chose de fondamental : l'acte de la choisir.
Choisir ta pierre, c'est exercer ton discernement. C'est écouter ton ressenti. C'est te faire confiance. C'est déjà un acte de souveraineté.
Voici les vraies questions à te poser :
- Vers quelle pierre suis-je attirée ? (et non : laquelle devrais-je choisir selon un livre, un expert, une liste)
- Qu'est-ce que je ressens en la regardant ou en la tenant ? (chaleur, calme, énergie, rien de particulier ?)
- Est-ce que je la choisis parce que je le veux vraiment, ou pour faire "bien", pour suivre une recommandation ?
Un exercice pratique que je recommande souvent : tenir plusieurs pierres, fermer les yeux, observer ton ressenti corporel. Il y en a une qui te tire ? Une qui te chauffe la paume ? Une devant laquelle tu ressens un soulagement, ou au contraire une intensité ?
Choisis celle qui résonne en toi, même si ça ne "fait pas sens" rationnellement. C'est ton intuition que tu réapprends à écouter. C'est ton corps, ton ressenti, que tu remets au centre.
Et si tu hésites, si tu doutes ? C'est normal. Prends ton temps. Reviens plusieurs fois. L'important n'est pas de faire le "bon" choix, mais d'honorer ton processus de choix.
Les pierres alliées de la reprise de pouvoir
Je vais te parler de quelques pierres traditionnellement associées à ces thématiques de pouvoir personnel, de courage, d'ancrage. Mais je veux être très claire : ce qui compte, c'est ta relation à la pierre, pas une liste dogmatique. Les propriétés que je décris sont des portes, des invitations — à toi de voir si elles résonnent.
Le Lapis-lazuli
La pierre des "souve-Reines", celle qui t'invite à régner sur ton propre royaume intérieur. Avec ses profondeurs bleu nuit constellées d'or, le lapis-lazuli porte en lui l'énergie de la connaissance de soi — non pas celle qu'on t'a enseignée, mais celle que tu découvres en plongeant dans tes propres abysses.
Cette pierre éclaire le chemin vers ta sagesse intérieure, cette voix que tu as peut-être appris à faire taire. Elle t'aide à te reconnecter à ton intuition, à cette partie de toi qui sait, qui a toujours su, même quand le monde extérieur te disait le contraire.
Le lapis-lazuli est particulièrement précieux pour exprimer tes vérités — celles que tu gardes enfouies par peur du jugement, du rejet, ou du conflit. Il soutient ta gorge, ton centre d'expression, et te rappelle que ta parole a de la valeur.
Si tu as besoin de croire à nouveau en tes capacités à faire des choix en conscience, si tu doutes de ton discernement, le lapis-lazuli peut devenir ton alliée royale. Car une reine ne doute pas de son droit à gouverner son existence — et toi non plus, tu n'as pas à douter du tien.
L'Œil de Tigre
La pierre de la guerrière intérieure, celle qui aide à poser des limites, à dire non, à tenir son cap malgré les pressions. Elle porte en elle l'énergie du regard fixe du tigre qui ne se détourne pas, qui garde sa proie — ou son objectif — en vue.
Si tu as besoin de protection, de force tranquille, de détermination, l’œil de tigre peut devenir ton alliée. Elle te rappelle que tu peux être douce ET puissante. Que la douceur n'est pas faiblesse.
Le Jaspe Rouge
L'ancrage et la force tranquille, pour te sentir solide dans tes choix. C'est la pierre de la terre sous tes pieds, inébranlable. Elle te connecte à ton assise, à ta capacité à tenir debout quoi qu'il arrive.
Si tu as besoin de stabilité intérieure, d'un sentiment de sécurité dans ton propre corps, le jaspe rouge peut t'accompagner.
La Labradorite
La pierre de protection du champ énergétique, particulièrement précieuse pour celles et ceux qui ont appris à se sur-adapter aux autres, à absorber les émotions de l'entourage jusqu'à ne plus savoir ce qui est à eux.
La labradorite, avec ses reflets irisés, est comme un bouclier qui te permet de rester toi-même, de ne pas te dissoudre dans les attentes ou les énergies d'autrui. Elle protège ta souveraineté émotionnelle.
La Cornaline
La pierre de l'action et du courage créatif, pour passer de la paralysie au mouvement. Elle vibre avec l'énergie du feu — celui qui réchauffe, qui dynamise, qui fait bouger.
Si tu te sens figée dans l'inaction, dans la peur de l'échec, la cornaline peut être ce petit coup de pouce énergétique qui te rappelle que ton élan vital existe toujours, même assoupi.
Rituel de consécration : transformer la pierre en témoin conscient
Choisir ta pierre, c'est bien. Mais la consacrer consciemment à ton intention de reprise de pouvoir, c'est encore mieux. Voici un rituel simple que je te propose :
1. Purifier la pierre
Passe-la sous l'eau claire (si sa composition le permet), ou purifie-la par fumigation (sauge, palo santo), ou expose-la à la lune. Symboliquement, tu nettoies le passé, tu effaces les énergies antérieures.
2. La tenir dans tes mains et formuler ton intention
Assieds-toi dans un endroit calme. Tiens la pierre entre tes mains, au niveau de ton cœur ou de ton ventre. Ferme les yeux et, à voix haute, formule ton intention. Par exemple :
"Je reprends mon pouvoir de choisir ma vie."
"Je m'autorise à dire non."
"Je me fais confiance."
"Je suis souveraine de mon existence."
Dis-le avec tes mots à toi. Ressens-le.
3. Placer consciemment la pierre
Choisis un endroit significatif pour elle : ton espace sacré (si tu en as un), ta table de chevet, ta poche si tu veux la porter sur toi. L'endroit importe moins que l'acte conscient de lui donner une place.
4. Créer un rendez-vous quotidien
Chaque matin ou chaque soir, tiens ta pierre quelques instants et pose-toi cette question :
"Aujourd'hui, où vais-je exercer mon pouvoir ?"
Ou simplement : "Qu'est-ce que je choisis pour moi aujourd'hui ?"
C'est un micro-rituel, mais il ancre ta pratique dans le quotidien.
5. Vivre avec ta pierre : de l'objet au compagnon de transformation
La pierre comme rappel incarné
Avec le temps, ta pierre devient plus qu'un objet. Elle devient un rappel incarné de ton chemin.
Quand tu la vois, elle te ramène à ton intention. Quand tu la touches, elle te reconnecte à ton corps — et ton corps est le siège de ton ressenti, donc de ton pouvoir véritable.
Elle devient ce qu'on appelle en psychologie un "pattern interrupt" : elle interrompt le schéma automatique. Tu es en train de glisser dans l'impuissance habituelle, de te perdre dans les attentes d'autrui ? Ta pierre, dans ta poche ou sous tes yeux, te rappelle : "Attends. Et toi, qu'est-ce que tu veux ?"
Dialoguer avec ta pierre (sans ésotérisme forcé)
Non, ta pierre ne va pas te "parler" au sens littéral. Elle ne va pas prononcer des phrases dans ta tête.
Mais elle peut devenir un support de ton dialogue intérieur, un objet transitionnel au sens psychanalytique — une présence qui t'aide à déployer ta propre parole intérieure.
Un exercice que je propose souvent : tenir ta pierre et te demander : "Si j'avais tout le pouvoir sur cette situation, que ferais-je ?"
Puis observer ce qui émerge. Sans jugement. Juste écouter.
Parfois, la réponse te surprend. Parfois, elle confirme ce que tu savais déjà. Dans les deux cas, tu t'écoutes. Et c'est un acte de pouvoir personnel.

Quand la résistance apparaît
Il est normal que reprendre ton pouvoir génère de l'anxiété, de la culpabilité, de la peur. C'est même attendu.
Ton système a fonctionné longtemps sur le mode "ne pas bouger pour ne pas souffrir". Le changement est perçu comme une menace.
Dans ces moments-là, ta pierre peut devenir un objet transitionnel au sens fort : "Je ne suis pas seule dans cette transformation." Elle t'accompagne. Elle est là, solide, stable.
Mais attention à ne pas tomber dans le piège de l'impuissance déplacée : ne pas attendre d'elle qu'elle fasse le travail à ta place. Elle ne va pas magiquement dissoudre tes peurs ou prendre les décisions difficiles pour toi.
Elle est ton alliée. Pas ton sauveur.
6. Les signes que tu reprends ton pouvoir
Les marqueurs subtils du changement
Comment sait-on qu'on est en train de reprendre son pouvoir ? Les signes sont souvent discrets, presque imperceptibles au début. Mais si tu y prêtes attention, tu les verras :
- Tu remarques quand tu dis "oui" alors que tu penses "non" — ce qui signifie que ta conscience s'éveille
- Tu commences à tolérer le malaise de dire non, sans immédiatement chercher à te justifier ou à t'excuser
- Tu consultes moins systématiquement l'avis d'autrui avant de décider pour toi
- Tu ressens de la colère — et c'est un excellent signe, car la colère est l'émotion qui dit "je ne tolère plus l'inacceptable"
- Tu oses des micro-transgressions aux règles que tu t'étais imposées (ou qu'on t'avait imposées)
- Tu remarques : "Tiens, j'ai agi — et rien de terrible n'est arrivé"
Ces signes sont des victoires. Célèbre-les, même silencieusement.
Les résistances de l'entourage (et comment les gérer)
Voici quelque chose dont on parle rarement : quand tu changes, ton système relationnel réagit.
Certaines personnes préféraient ton impuissance. Elle les servait. Elle les rassurait. Elle leur donnait un rôle (le sauveur, le dominant, celui qui sait).
Quand tu commences à poser des limites, à dire non, à affirmer tes choix, il est possible que tu rencontres de la résistance :
- On te dira que "tu as changé" (sur un ton accusateur)
- On testera tes nouvelles limites, pour voir si elles tiennent
- On tentera de te culpabiliser : "Avant, tu n'étais pas comme ça"
Dans ces moments-là, ta pierre peut être ton ancre. Un rappel tangible que tu n'es pas en train de devenir "méchante" ou "égoïste". Tu es en train de devenir toi.
Rappelle-toi : tu n'es pas responsable du confort d'autrui au prix de ton propre abandon.
Le pouvoir personnel n'est pas la domination
Il est crucial de distinguer : reprendre ton pouvoir ≠ écraser les autres.
Le vrai pouvoir personnel, c'est la capacité à diriger ta vie, pas celle des autres. C'est affirmer tes besoins, tes limites, tes choix — sans pour autant piétiner ceux d'autrui.
La souveraineté authentique respecte la souveraineté de l'autre. Elle dit : "Je choisis pour moi, et je te laisse choisir pour toi."
Reprendre ton pouvoir, ce n'est pas devenir dure, froide, insensible. C'est devenir juste envers toi-même. C'est sortir du sur-don, de la sur-adaptation, du sacrifice perpétuel.
C'est retrouver l'équilibre.
7. La pierre ne te sauvera pas (et c'est une excellente nouvelle)
Revenons à l'essentiel, celui que je souhaite que tu entendes vraiment :
La pierre ne fera pas le chemin à ta place. Elle ne te "donnera" pas de pouvoir que tu n'aurais pas déjà en toi. Elle ne va pas miraculeusement effacer des années d'impuissance apprise.
Et c'est justement là toute sa beauté. Toute sa justesse.
Ce qu'elle peut faire, et ce n'est déjà pas rien :
- Être le témoin silencieux de tes victoires quotidiennes, même invisibles
- Te rappeler qui tu redeviens, chaque fois que tu la vois ou la touches
- Ancrer physiquement ton intention de ne plus t'abandonner
- T'accompagner dans ce voyage de reconquête, comme une présence stable et bienveillante
Ton pouvoir n'a jamais vraiment disparu. Il s'est endormi, enfoui, protégé dans un coin de toi-même où la douleur ne pouvait plus l'atteindre.
Aujourd'hui, tu as le choix — celui de commencer à le réveiller. Peut-être qu'une pierre dans ta paume sera le premier pas de ce retour à toi-même.
Peut-être qu'en la choisissant consciemment, tu déclares quelque chose de fondamental : je ne suis plus spectatrice. Je reprends ma place.
Et si cette pierre que tu tiens devenait le premier territoire que tu réclames ? Le début d'un royaume qui n'appartient qu'à toi.
8. Questions pratiques avant de choisir ta pierre
Avant de te lancer dans le choix de ta pierre alliée, prends un moment pour te poser ces questions :
Sur ton intention :
- Qu'est-ce que "reprendre mon pouvoir" signifie concrètement pour moi en ce moment ?
- Dans quel domaine de ma vie ai-je le plus besoin de retrouver ma souveraineté ?
- Quelle est la première petite action que je pourrais poser dans ce sens ?
Sur ton ressenti :
- Quand je pense à tenir une pierre, quelle pierre me vient spontanément à l'esprit ?
- Ai-je besoin d'une énergie douce ou intense ? Chaude ou fraîche ?
- Est-ce que je veux la porter sur moi ou la placer dans mon espace ?
Sur ton engagement :
- Suis-je prête à honorer ma pierre par des actes concrets de reprise de pouvoir ?
- Comment vais-je créer un rituel quotidien avec elle ?
- Qu'est-ce que je suis prête à lâcher pour faire de la place à cette nouvelle version de moi ?

Note importante
La lithothérapie est un outil complémentaire puissant pour ton cheminement intérieur et ton bien-être. Elle ne remplace en aucun cas un accompagnement thérapeutique si tu en ressens le besoin, ni un suivi médical.
Si tu traverses des difficultés psychologiques importantes (dépression, traumatismes complexes, troubles anxieux sévères), je t'encourage vivement à consulter un professionnel de santé mentale en complément de ton travail avec les pierres.
La reprise de pouvoir est un chemin. Tu as le droit d'être accompagnée sur cette route.
Note personnelle
Si tu lis régulièrement ce blog, tu as peut-être remarqué quelque chose de différent dans cet article : je te tutoie.
Jusqu'à présent, je vous vouvoie dans mes écrits — par respect, par habitude peut-être, par cette distance professionnelle qu'on nous a appris à maintenir.
Mais en écrivant sur la reprise de pouvoir, sur l'impuissance apprise, sur ces territoires si intimes de nos blessures et de nos reconquêtes, j'ai ressenti quelque chose : le vouvoiement créait une distance que je n'avais plus envie de maintenir.
Quand je t'accompagne en séance, quand nous travaillons ensemble sur ton chemin, je ne te vouvoie pas pour créer une barrière. Je te parle comme à une âme sœur en chemin, avec respect certes, mais aussi avec cette proximité qui permet la vraie rencontre.
J'ai envie que mes mots sur ce blog résonnent de la même façon. Que tu sentes que je m'adresse à toi, pas à une lectrice abstraite. Que ces articles soient comme des lettres que je t'écris, à toi qui lis ces lignes en ce moment précis.
Le tutoiement, pour moi, ce n'est pas un manque de respect — c'est au contraire une forme d'intimité bienveillante. C'est te dire : "Je te vois. Je te reconnais dans ta vulnérabilité et dans ta force. Tu n'es pas seule."
Mais peut-être que toi, tu ressens les choses différemment. Peut-être que le vouvoiement te rassure, te donne un sentiment de professionnalisme qui compte pour toi. Ou peut-être que ce tutoiement te touche et crée justement cette reliance que je cherche à construire.
J'aimerais connaître ton ressenti.
Tu peux m'envoyer un message par mail ou m'envoyer un message privé. Ton avis compte vraiment pour moi, parce que ces mots, je les écris pour toi.
Avec toute ma gratitude pour ta présence ici,
Patricia.




